samedi 17 avril 2010

Volvic dans les prés...

















Bonjour bonjour.

Vous m'avez manqué, soyez en contents. Pendant ces sept derniers jours, je n'ai eu de cesse de tourner vers vous mes pensées, en me demandant à moi même : "Que sont-ils en train de faire en ce moment ?", "Vont-ils me laisser des mots doux durant mon absence?", "Est ce que, moi aussi, je leur manque ?"

(Vous l'aurez compris, qu'il a-t-il d'autre à faire en Auvergne que d'explorer les recoins les plus intimes du cœur humain, tout en se posant des questions existentielles qui, à coup sûr, feront avancer le cours de sa vie ?)

Comme vous le savez, je viens de rentrer d'une semaine de vacances en famille que je pourrais qualifier de "environnementalement bucoliques", de "thermiquement vivifiantes" et de "relativement sportives".

Ainsi, au cours de ce séjour en Auvergne, j'ai pu acquérir quelques petites choses susceptibles de contribuer à votre culture personnelle, et qui, j'en suis certaine, ne vous intéresseront pas.

En effet :

- J'ai appris qu'il existe des gens dans cette Europe, ce Pays, cette France, des humains qui vivent sans télé, sans téléphone portable, sans Cosmopolitan. (par contre, je n'ai pas pu percer le secret du "Mais comment font-ils ?")

- J'ai appris qu'il fallait 15 litres de lait pour fabriquer un seul St Nectaire fermier, et c'est peut être la raison pour laquelle je me suis sentie un peu "lourde" après cette gigantesque fondue de St Nectaire au cours de laquelle je m'en suis enfilé un entier moi toute seule.

- J'ai appris que le plus grand volcan du monde mesurait 26 km de hauteur et avait un diamètre de 600 km et qu'il était sur Mars.

- J'ai appris que, loin d'être les précurseurs de la troisième dimension, l'image 3D avait connu ses prémices au 16ème siècle, époque à laquelle avait été découvert le Stéréoscope qui permettait, grâce à une plaque de verre, de donner du relief à une photographie (cette information m'a grandement intéressé, à côté Avatar... pff !)

- J'ai appris qu'on pouvait avoir des courbatures aux mollets (si si, je vous assure).

- J'ai appris que la vie familiale était parfois assez ardue et pouvait nécessiter le recours à une grande maîtrise de soi (j'ai d'ailleurs appris par la même occasion qu'il était chose plus aisée de supporter la promiscuité en ville qu'à la campagne).

- J'ai appris que Merlin avait été amoureux de Vivianne, la Dame du Lac et que c'était lui qui lui avait appris la magie, et que c'était elle qui avait élevé Lancelot.
 (Ne me demandez pas le rapport avec l'Auvergne, il n'y en a pas. Enfin, celui-ci est indirect, étant donné que je n'avais pas anticipé ce déficit d'activité purement occupationnelles, j'ai donc, après la dégustation vorace des œuvres littéraires que j'avais prévu à cet effet, fini par me lancer dans la lecture du livre de français de ma sœur, qui étudie les aventures des chevaliers de la Table Ronde, entretenant par ce biais ma culture chevaleresque.

Avez vous d'ailleurs entendu parlé de l'amour courtois ? Cette notion fort mystérieuse liait un chevalier à sa Dame, tout ce qu'il faisait il le faisait pour elle et s'adonnait à sa tâche. avec extrême dévouement. Enfin "courtois, courtois", celui de Lancelot et de Guenièvre ne l'est pas resté très longtemps. Bref, je ferme la parenthèse qui va finir par être plus longue que mon article.)


- J'ai appris que le printemps n'est pas universel, et encore moins français. En effet, il y a des endroits où en fait, c'est encore l'hiver. Même qu'il neige encore. Moi qui croyais que nous allions gaiement nous promener bercés par la mélodie du pépiement des oisillons sortis du nids et des papillons butinant les boutons justes éclos, disons que j'avais occulté une (toute) petite partie de la réalité.
Et par la même occasion, j'ai appris que la prochaine fois que je pars à la montagne en été, je prends un bonnet. (Et une écharpe.)

- Sinon, je suis rentrée dans un cratère de volcan et même que c'était le volcan de la pub Volvic. Si-si-si.

Enfin bref, il est vrai que changer d'air, ça fait du bien
(Surtout pour se rendre compte qu'on est quand même bien chez soi aussi.)

Le retour fut une expédition fort paisible. Après de longues heures de voyage tout à fait sereines et reposantes, au son du doux fond musical des sonorités suraigües en provenance de la banquette arrière, ponctuées par quelques sanglots, eux, légèrement plus graves, nous arrivâmes sur les coups de 16h24 en ce vendredi après midi d'avril.

Nous étions si guillerets de retrouver le soleil que plus rien ne pouvait désormais nous atteindre, pas même la mauvaise humeur de la Mati qui me reprocha d'être allée prendre une douche au lieu d'aider comme une bonne fille au déchargement de la voiture. Chose tout d'abord complètement infondée, j'avais en effet déchargé mon sac et si tout le monde avait fait pareil, ça aurait été largement suffisant. De plus, je puais, c'était un fait, et j'ai donc préféré participer à la sauvegarde familiale en dispensant ce doux parfum savoureux à mes proches. Toujours est-il que ce geste avait été interprété comme un geste de sciemment lâchage des corvées familiales.

Je me contentais donc acquiescer bravement  à toutes ces tentatives inabouties visant à atténuer la magie de cet instant, quand la Mati m'annonça, tout en vidant la glacière, d'un ton totalement froid et dépourvu de sentiment, que je devais faire du tri dans mes affaires. En effet, elle venait de décider subitement que mes innombrables chaussures traînaient depuis trop longtemps dans le débarras, que je remplissais à moi seule deux étagères entières, et que si tout le monde faisait pareil, ça ne tarderait pas à ne plus être un terrain humainement praticable. Elle souhaiter donc simplement m'informer que lesdites chaussures joncheraient bientôt le sol de ma propre chambre, parce que bon  quand même, "faut pas exagérer".

J'avoue que cette information m'a tout de même un peu oppressé (comprenez-moi, cela faisait très exactement 22 minutes que nous avions franchi le portail, et on me parlait déjà de chaussures, alors que je rêvais de clope, de short et de bisous).

Enfin, j'ai tout de même ponctué la tirade d'un très clair "ouiiii Maman", avant de passer la porte et de m'échapper au volant de ma brave petite voiture. (Elle aussi m'avait manqué.)

Vous aurez donc compris que cette information entra par une oreille et sortit aussitôt par l'autre.
C'est seulement à mon retour de la plage, lorsque je retrouvais ma chambre après quelques heures passées à récupérer mon quota de vitamine B en déficit, allongée sur les rives de l'océan Atlantique, bercée par le doux son des vagues, des rires des enfants et de la brise marine, ayant occulté tout détail désagréable de mon esprit, que je les vis.

Elles étaient là. Bien là.
Un monticule de chaussures, trois sacs poubelles remplis à ras-bord.
Pauvre de moi. 
Je n'y ai pas encore touché, je suis dans le déni
Il le faudra bien, pourtant. Peut être demain.
Sans parler de mon sac que je n'ai pas vidé, des vêtements éparses qui gisent sur le lit. Ma vie est  nulle.

Et sinon, je tiens à souligner que je suis sûre qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui ont l'habitude de fouler du pied le flanc d'un volcan et l'écume d'une vague dans la même journée. 

Je me suis dis que rien que ça, ça méritait bien un article.



Manu Chao, Me gustas tu.



PS : J'ai décidé que pour fêter l'arrivée des beaux jours, il n'y avait pas de raison pour que mon pauvre blog reste le seul vêtu de noir. J'ai donc innové dans la nouvelle collection printemps-été, j'espère que cela vous plaira. 

PS2: (Si ça ne vous plaît pas, c'est pas grave.)


vendredi 9 avril 2010

ça mousse, entre toi et moi, j'ai la peau douce, comme de la soie...






















Une journée au goût de Mouss, de Soleil et de Pissenlit.
Une journée dopée à l'Endorphine, à la Dopamine et à l'Adrénaline.


Une bonne première journée de Vacances.

Il y a des trucs chouettes dans la vie, quand même.

(Bon okay, je vous l'accorde, ces derniers temps je ne me foule pas trop le ciboulot pour ce qui est de la longueur et la qualité de mes articles. Bien que je tienne à vous présenter mes plus plates excuses pour ce détail totalement insignifiant (c'est vrai quoi, je vous le demande, à quoi donc peut bien servir un blog si ce n'est à écrire des trucs inutiles ?), je tiens cependant à vous faire remarquer en toute impunité que je ne vois pas pourquoi, si je suis physiquement en vacances, mon cerveau n'aurait pas le droit de l'être aussi. Voilà.)


mercredi 7 avril 2010

Adieu Veaux, Vaches, Cochons... Amphi !
















Last partiel oveeer !!!



Vacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacancesvacances !!!!!





piiiiiiii !

(NB : Chers collèges, je vous prie de ne pas prendre le titre de cet article avec amertume. Loin de moi l'idée tout à fait infondée de vous traiter de porcs (quoi que j'avoue que cette pensée m'a déjà (très) légèrement effleuré l'esprit (parfois) ), mais je voulais un titre frappant, un titre in, un titre choc. Sachez le, je vous aime quand même.)

dimanche 4 avril 2010

Flash Back





Oui oui ouiii... Je sais que je te délaisse Blog, inutile de te plaindre. Tu devrais plutôt t'estimer heureux que ta maman ait une vie sociale bien remplie, enfin..


Bon, pour te faire patienter, sache que j'ai déniché dans le fin fond des mes dossiers toujours si parfaitement rangés, grâce à ma petite maniaquerie habituelle et mon sens de l'ordre tellement naturellement beau, quelque chose dont l'existence m'était inconnue.

C'est une sorte de fable que je ne me souvenais même plus avoir écrite, elle doit dater de bien longtemps, période troisième ou seconde, je dirais... J'ai trouvé ça mignon, enfantin tout plein, c'était du temps où ma belle innocence était encore intacte...

Attention attention, en exclusivité, version ni revue, ni corrigée ;)


(Piuk, si tu passes par là, peux-tu me dire si ça te rappelle quelque chose ?)


Consigne : Vous rédigerez un Apologue en prose illustrant d’une autre façon la morale de la fable de la fontaine “les deux taureaux et une grenouille”


Un jour, une femme mit au monde deux fils, des frères jumeaux, de magnifiques bébés. Celui qui naquit en premier était plutôt potelé, de large carrure malgré son jeune âge, et à la voix perçante : elle le nomma “Autorité”. Elle eu plus de difficultés à mettre le second au monde : c’était un petit garçon fragile et chétif, au teint pâle et à l’allure malingre. Celui-ci, contrairement à son frère, ne laissa échapper ni une plainte ni un sanglot. Les parents décidèrent d’un commun accord de lui donner le nom de “Sagesse”.

Durant toute leur enfance, les deux enfants vécurent ensemble sous le même toit, mais chaque moindre détail les opposait. L’un était grassouillet, l’autre plutôt maigre, l’un blond, l’autre brun, l’un capricieux, l’autre patient, l’un amorphe, l’autre énergique, l’un audacieux, l’autre respectueux… Lorsqu’ils eurent atteint leurs 17 ans, les parents leur donnèrent à chacun 10 pièces d’or et les laissèrent partir mener leur vie : Sagesse emprunta le chemin de droite, Autorité pris celui de gauche, et ils s’éloignèrent chacun de leur côté, les yeux remplis de rêves, fixés vers leur vie future.


Les années s’écoulèrent les une après les autres, telles un ruban qui se déroule, les parents se firent vieux et moururent.

Pendant ce temps, les deux jeunes hommes avaient tracé respectivement deux vie totalement différentes l’un de l’autre : Sagesse, avait pris pour femme une charmante fille de meunier dont le père lui avait laissé les quelques terres qu’il possédait. Elle lui avait donné deux beaux enfants, et ils gagnaient tous deux leur vie modestement en honnêtes travailleurs, profitant de chaque minute de bonheur que Dieu leur donnait, vivant dans la gaîté et la bonne humeur bien qu’ils habitaient dans une pauvre petite chaumière.

Non loin de là, Autorité, quant à lui, s’était ingénieusement infiltré à la cour du seigneur, avait progressivement gravi les échelons du corps social et avait finalement épousé la fille de l’architecte du roi, qui malgré son âge déjà bien avancé, faisait une épouse idéale pour endosser le rôle du parfait courtisan. Ils vivaient confortablement dans des somptueux appartements non loin du palais, et Autorité était devenu expert en l’art de faire des éloges, sur un ton mielleux et emprunt de flatteries.


Un beau jour de mai, le roi annonça qu’il voulait organiser une grande chasse à courre pour fêter le mariage de sa fille. Tous les courtisans y étaient cordialement invités, et Autorité se faisait une joie de passer une journée entière en compagnie de sa majesté, ce qu’il lui donnait une occasion en or pour se faire remarquer et gagner les faveurs du roi. Ainsi, lorsque le grand jour arriva, un grand attroupement de chiens et de chevaux quitta le palais, les cavaliers vêtus de leurs grands apparats.


La journée fût exténuante mais combien amusante ! Chacun était enivré par l’exaltation de la vitesse, l’excitation grisante de la course, les chevaux écumant lancés à toute allure dans les petits sentiers de campagne, traversant les champs et sautant les fossés. Chacun espérait secrètement que ce serait lui qui aurait le privilège d’apercevoir la proie le premier.


Lorsque la troupe rentra le soir venu, ils affichaient tous des mines hébétées de fatigue, mais les yeux emplis de ravissement de cette journée d’amusement et de rire.


Sagesse, quant à lui, la mine sombre, marchait à pas lents le long de ses terres, découragé et le cœur emplit d’une rage indescriptible, contemplant sa récolte perdue, ses champs saccagés et le travail d’un année réduit à néant, dont le fruit lui aurait permis de remplacer ses outils usés, et peut être même d'acquérir une vache afin de pouvoir offrir à sa famille un simple de lait en plus de la bolée de soupe quotidienne…

Ainsi, de tout temps, on peut dire que les petits ont pâti des bêtises des grands. Il en est toujours ainsi, les gens de ce monde ne prennent pas la peine de s’interroger sur les conséquences de leurs actes, et parfois un simple petit germe de bon sens éviterait de provoquer vainement le malheur d’un autrui dont on ne connait pas le nom.
 

«Tu vois, ce que que je ne comprends pas, c'est pourquoi l'homme, pourquoi ces foutus humains sont-ils tous si mauvais les uns envers les autres... Aussi mauvais ?! Je ne pourrai jamais comprendre ça... »                                                                                        Into the wild


Hard Sun - Eddie Vedder

vendredi 26 mars 2010

Pardonnez moi mon Père, car...



















Je ne sais pas si c'est la nature d'une Gémeaux comme les autres, ma peur de la routine où l'arrivée du printemps, mais le pépiement des oiseaux et les rayons de soleil qui caressent furtivement une parcelle de poignet, ou dansent sur les murs de la chambre, font ressurgir en moi des impatiences oubliées.


J'ai parfois l'impression que les autres me perçoivent comme quelqu'un qui n'est pas "moi".

C'est bien entendu un constat et non une critique : ayant moi même du mal à me cerner, comment pourrais-je demander aux autres d'y arriver mieux que moi ?

Cependant, c'est parfois rageant de se rendre compte que l'image qui émane de moi est en total paradoxe avec ce que je ressens.

Oui, je l'avoue, j'aime papillonner, m'éparpiller, me disperser.
Mais pourtant, j'ai besoin que mon cocon soit stable.

Oui, je l'avoue, ma vie amoureuse est parfois décousue, mes histoires sont semblables à des perles multicolores, totalement dépareillées, que j'enfile sur un fil jour après jour.
Mais pourtant, je suis aussi une grande sentimentale qui a besoin de tendresse, d'affection et d'attention.

Oui, je l'avoue, je peux parfois donner l'impression d'être une boulimique de la vie qui a peur de manquer.
Mais pourtant, je ne suis pas superficielle.

Oui, je l'avoue, je ne suis pas patiente.
Mais pourtant, on me dit souvent que je suis calme.

Oui je l'avoue, je n'aime pas rester seule trop de temps à la suite.
Mais pourtant, j'ai un besoin essentiel de préserver "ma" bulle.

Oui je l'avoue, j'aime rencontrer de nouvelles têtes.
Mais pourtant, je ne suis pas toujours très sociable.

Oui, je l'avoue, j'aime bien qu'on m'aime.
Mais pourtant, je déteste être le centre de l'attention.

Oui je l'avoue, j'aime vivre au jour le jour.
Mais pourtant, l'absence de projets m'angoisse.

Oui je l'avoue, j'adore la compagnie de personnes drôles.
Mais pourtant, j'ai un humour un peu nul !

Oui je l'avoue, j'évite de penser aux choses désagréables tant que je n'ai pas le nez dedans.
Mais pourtant, les gens passifs m'agacent. 

Oui je l'avoue, je suis parfois un peu susceptible.
Mais pourtant, je ne suis pas rancunière.

Oui je l'avoue, j'aime la Liberté.
Mais pourtant, j'ai aussi besoin d'être cadrée.

Oui, je l'avoue, les petits grains de folie m'attirent.
Mais pourtant, j'ai parfois besoin qu'on ai les pieds sur terre pour moi.

Oui je l'avoue, je suis parfois une personne contradictoire.
Mais pourtant, je ne vous demande pas de me comprendre, juste de m'accepter comme je Suis...


"S'il te plaît... Dessine moi un mouton"

samedi 20 mars 2010

I had a dream ...



















Cette semaine, j'ai fait un rêve chelou. D'habitude, je ne me souviens jamais de mes rêves, parfois je me réveille au milieu de la nuit, et puis après, j'oublie. Parfois, des bribes de mes rêves me reviennent par flash quand je croise quelqu'un dont j'ai rêvé, ça fait un drôle d'effet, t'as envie de lui dire "tiens, tu étais dans mon rêve cette nuit !". Bien sûr, je m'abstiens, parce que cette phrase d'apparence anodine a pourtant un sérieux pouvoir d'érotisation. En fait, ses rêves, mieux vaut les garder pour soi.
Enfin toujours est-il que cette fois-ci, en me réveillant, mon rêve, je m'en souvenais parfaitement. Au détail près. Dès l'instant où j'ai ouvert les yeux, j'ai su qu'il y avait une signification sous-jacente, parce que rêver de trucs aussi improbables, ça ne pouvait pas être juste des images comme ça prises au hasard.


Dans chaque être humain, Freud distingue deux types de pulsions indissociables et formant un équilibre : la pulsion de vie («Eros ») et la pulsion de mort («Thanatos »). Éros représente l’amour, le désir et la relation, tandis que Thanatos pousse les hommes aux pulsions destructrices et agressives. D'après lui, les cauchemars seraient alors une manière choisie par notre inconscient d'exprimer une angoisse profonde et oubliée ou un désir inavouable que notre conscient ne pourrait accepter et qu'il transformerait alors, dans la réalité, en image horrible du cauchemar. Il mettrait donc à la place du désir rigoureusement interdit, la punition qu'il mérite et serait à l'origine d'un sentiment de culpabilité lui-même réactionnel à la pulsion rejetée par la censure de l'inconscient.
Ainsi, les cauchemars seraient à l'origine, soit d'une angoisse qu'on aurait essayé de refouler, soit d'un désir inacceptable pour lequel on se punirait nous-même.

Selon Freud, «l'interprétation des rêves est donc la voie royale qui mène à l'inconscient ».
"Nous comprenons les pensées du rêve d'une manière immédiate dès qu'elles nous apparaissent. Le contenu du rêve nous est donné sous forme de hiéroglyphes, dont les signes doivent être successivement traduits dans la langue des pensées du rêve. On se trompera évidemment si on veut lire ces signes comme des images et non selon leur signification conventionnelle."
L'Interprétation des rêves (1900)

Ainsi donc, la psychanalyse se penche sur l'interprétation des rêves comme moyen d'expression direct de l'inconscient de l'être humain.
Dans mon rêve qui n'avait ni queue ni tête, il y avait un hamster se transformant en minuscules petites souris affolées qui courraient dans tous les sens, et un énorme python.

D'après une source sûre (qui ne me connait pas), il serait possible que le hamster puisse  indiquer une angoisse de morcellement, pouvant être lié à une évolution ou un changement de vie imminent.
(étonnant.)
Quant à rêver spécifiquement d'un python, cela symboliserait  un désir intense d'harmonie sexuelle.
(je ne vois vraiment pas ce que cela viendrait faire ici.)

Bon bah... je crois que vais commencer à me pencher un peu plus sérieusement sur l'interprétation de mes rêves, moi... !


Four tet : Unspoken

dimanche 7 mars 2010

Les petits bonheurs







Concentrez vous. Réfléchissez. Depuis ce matin, du moment où vous avez ouvert les yeux, à cet instant précis, comptez le nombre de "petits bonheurs" qui ont meublé votre début de journée.

Euuuh, à vrai dire, pas beaucoup. La sonnerie du réveil m'a tiré brutalement d'un sommeil trop court, ensuite je n'ai réussi à me tirer du lit douloureusement que15 (toutes petites minuscules) minutes plus tard, pour me rendre compte que j'étais déja un peu bien en retard et qu'il fallait que je me speede le bourrichon. Ensuite, le haut que je voulais mettre était au sale, je me trouvais moche dans la glace et j'ai pas trop réussi à mettre bien mon eye-liner.
Enfin bref, un début de journée quelque peu... maussade.

Mais cette prof qui nous parle, elle veut qu'on compte nos petits bonheurs. Ok, alors, soit, je tente...
Qu'est ce qui a pu m'arriver de pas trop nul, ce matin ? A part le fait de ma dire que j'étais tellement heureuse d'avoir ce merveilleux partiel cet après midi, que je frétillais de joie à l'idée de quitter la douceur moelleuse de la couette et qu'on avait plus de nutella ? Bon. Fait un effort, Nyctalopia.
Déjà, quand je me suis réveillée, je me suis étirée-un-truc-de-ouf, et rien que d'y repenser, ça me donne des frissons dans le dos tellement c'était bien. Il paraitrait que de s'étirer, ça recréerait des neurones (source : une psy venue nous faire cours).

Bref, si on en crois cette théorie, ça voudrait dire qu'à chaque fois que vous vous étirez, paf, des neurones ! Dormez ! Étirez vous ! Et vous serez intelligents ! 
Cette information capitale n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Donc ce matin, finalement, j'ai probablement doublé mes capacités cognitives ! N'est-ce pas une bonne nouvelle ça ?

(Que les choses soient claires, le premier qui est traversé par la pensée fulgurante que ce n'était pas du luxe, je le déclare indigne à la lecture de ce blog. Voilà.)

(D'ailleurs, ça tombe même plutôt bien, étant donné la petite chauffe gentillette qu'on a prévu de ce prendre ce soir pour fêter la fin de l'évale  noyer notre chagrin dans l'alcool, ce qui va contribuer à un petit neurocide pas très cool pour mon intelligence future.)

Bon, ça fait donc un petit bonheur. Qui dit mieux ?

Ahhh oui. Capital... La place de stationnement. 
Il faut savoir que lorsque je pars de chez moi le matin, il est fréquent que je sois quelque peu prise par le temps. Oh, rien de bien catastrophique, quelques minutes par ci, par là, qui échappent à ma vigilance et s'évaporent mystérieusement dans l'atmosphère. Ainsi, lorsque je monte dans la voiture, c'est généralement que je viens de m'apercevoir qu'il me reste très exactement plus ou moins une dizaine de minutes pour :

- conduire sauvagement jusqu'au centre ville, en évitant les chats, chiens, dos d'ânes, flics, passants, et tant d'autres petits détails insignifiants pouvant malencontreusement se jeter sous mes roues,

- trouver judicieusement une place qui soit : 1) gratuite 2) à moins de 7 minutes de marche-trottinement-course, jusqu'à l'école, 3) autorisée, et libre of course.

- pénétrer discrètement/incognito dans un amphi bondé, trouver une place de libre (encore), tout en calmant ma respiration haletante et en échappant aux griffes acérées de l'effrayante prof qui monte la garde.

Beaucoup de critères donc, beaucoup de concurrents aussi, et c'est un véritable combat que je vis chaque matin avec passion.

Mais aujourd'hui, les choses furent différentes. Lorsque j'arrivais au centre ville, derrière de volant de ma fière et "rutilante" 306 "flambant neuve", ô joie !

Ma place était là. Libre. Inerte. Spacieuse.
Elle n'attendait que moi, le bitume poussant des petits cris de joie tellement il était content de me voir. Et, cerise sur le gâteau : un créneau perfecto.

Ah, ça me mets de bonne humeur, de penser à ça. Finalement, la journée n'est peut être pas si mal partie, et puis, qui sait, peut-être va-t-elle encore mieux finir ? 
(PS-> théorie vérifiée.)

Et vous, vos petits bonheurs aujourd'hui, c'était quoi ?


Empire State of Mind : Jay Z.